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如如天才2
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Dans la filière de la fusion thermonucléaire contrôlée par confinement magnétique, le projet phare se nomme iter. Il s'inscrit dans un ensemble de recherches à long terme.
Entretien avec Pascale Hennequin
Le réacteur expérimental thermonucléaire international ou iter (International Thermonuclear Experimental Reactor) est la principale installation expérimentale d'un projet international mené par l'Union européenne, la Russie, le Japon, les États-Unis, la Chine, la Corée et l'Inde. En construction à Cadarache, dans les Bouches-du-Rhône, ce réacteur coûtera dix milliards d'euros, 20 ans de fonctionnement compris.
Pour la Science : Quels sont les objectifs d'iter, après plus de 50 ans de recherches sur la fusion par confinement magnétique ?
Pascale Hennequin : Il y a eu des dizaines de grandes expériences de recherche sur la fusion par confinement magnétique, mais surtout trois grandes étapes : l'invention du confinement magnétique toroïdal, c'est-à-dire du stellarator puis du tokamak, dans les décennies 1950-1960 ; dans les années 1980, quelques grands tokamaks ont été construits, notamment en 1983 le réacteur européen jet à Oxford, le plus grand et le plus performant tokamak ; et maintenant, le projet iter à Cadarache.
À ce stade, la plupart des recherches portent sur le confinement des quelques grammes de plasma de deutérium-tritium à la température nécessaire pour allumer la fusion. Lors d'une expérience phare du jet, le plasma a fourni une puissance de plus de 15 mégawatts durant environ une seconde pour une puissance injectée de l'ordre de 20 mégawatts. Cela correspond aux objectifs visés à l'époque
2010年07月28日 02点07分
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Entretien avec Pascale Hennequin
Le réacteur expérimental thermonucléaire international ou iter (International Thermonuclear Experimental Reactor) est la principale installation expérimentale d'un projet international mené par l'Union européenne, la Russie, le Japon, les États-Unis, la Chine, la Corée et l'Inde. En construction à Cadarache, dans les Bouches-du-Rhône, ce réacteur coûtera dix milliards d'euros, 20 ans de fonctionnement compris.
Pour la Science : Quels sont les objectifs d'iter, après plus de 50 ans de recherches sur la fusion par confinement magnétique ?
Pascale Hennequin : Il y a eu des dizaines de grandes expériences de recherche sur la fusion par confinement magnétique, mais surtout trois grandes étapes : l'invention du confinement magnétique toroïdal, c'est-à-dire du stellarator puis du tokamak, dans les décennies 1950-1960 ; dans les années 1980, quelques grands tokamaks ont été construits, notamment en 1983 le réacteur européen jet à Oxford, le plus grand et le plus performant tokamak ; et maintenant, le projet iter à Cadarache.
À ce stade, la plupart des recherches portent sur le confinement des quelques grammes de plasma de deutérium-tritium à la température nécessaire pour allumer la fusion. Lors d'une expérience phare du jet, le plasma a fourni une puissance de plus de 15 mégawatts durant environ une seconde pour une puissance injectée de l'ordre de 20 mégawatts. Cela correspond aux objectifs visés à l'époque