Gala 20周年特刊 (2013/02/27,n°1029)
苏菲玛索吧
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firelightfree 楼主
封面+访谈
目前只有封面的图,内页能找到的话再上传
2013年02月26日 18点02分 1
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firelightfree 楼主
2013年02月26日 21点02分 2
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firelightfree 楼主
Gala 93年创刊封面也是苏菲
2013年02月26日 21点02分 3
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[HI]
2013年02月27日 03点02分 4
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凌晨发福利,楼主辛苦了,大爱楼楼[太开心]
顺便问问这杂志是干什么的[太开心]
2013年02月27日 04点02分 5
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firelightfree 楼主
Gala 是所谓的女性杂志,主要是关于明星,时尚,家居,心理,旅游等等。
2013年02月27日 06点02分 7
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美啊
2013年02月27日 07点02分 8
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是不是杂志记者到苏菲家里采访了?
Bienvenue Chez Moi,欢迎到我家,是不是她新搬的家?
2013年02月27日 07点02分 9
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应该不是,采访怎么可能到人家里去
2013年02月28日 04点02分 10
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萌了萌了~喜欢二楼第一张!吧里就楼主勤快~
2013年02月28日 04点02分 11
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不错,谢谢分享
2013年02月28日 04点02分 12
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就看得懂,flash-back1993
2013年02月28日 11点02分 14
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[Love]
2013年02月28日 14点02分 15
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firelightfree 楼主

GALA : Vous tenez entre les mains le premier numéro de Gala. Qu'est-ce que cela vous inspire de vous voir en couverture, posant avec vos pinceaux dans l'atelier de votre maison de Fontainebleau ?
SOPHIE MARCEAU : C'est amusant... Ce que je racontais alors est aujourd'hui assez anodin. Mais les photos dégagent encore de la légèreté et pas mal de charme.
GALA: Elles sont assez naturelles.
S. M. : Oui, encore que pour le « naturel ››, on puisse discuter le côté « en robe de soie dans la cuisine ››. C'est tout de méme très joli.
GALA: Vous êtes-vous aussi aménagé un atelier d'artiste dans votre maison actuelle?
S. M.: J 'ai un petit coin « bricolage» dont je ne me sers, hélas, pas beaucoup : je n'ai pas trop le temps. Mais je suis restée manuelle.
GALA : Vous aviez la fibre écolo avant l'heure. Dans l'article, vous évoquiez votre amour de la nature, la nécessité de vous mettre au vert pour - déjà - « prendre du recul ›› avec la vie parisienne.
S. M. :Toujours! En revanche, j'ai un peu perdu ce contact avec ce que la verdure m'apportait d'équilibre et de sérénité ; de nécessaire distance avec les choses. Ça me manque. Mais à l'époque, je n'avais pas d'enfants, je pouvais me le permettre. Aujourd'hui, parce que justement j'ai des enfants, je vis en ville.
GALA: En 1993 toujours, vous vous prépariez à jouer, au théâtre, Pygmalion avec Lambert Wilson. Vous souvenez-vous de votre état d'esprit d'alors ? Vous donniez le sentiment de vouloir dévorer le monde. Le plus étonnant est que cela faisait déjà dix ans que vous faisiez partie de la vie des gens...
S. M.: Ces dix premières années étaient passées si vite l Mais je n'ai jamais eu envie de « dévorer le monde ››, comme vous dites. Mon rythme naturel a toujours été plus posé. Mais j'ai toujours détesté la mollesse, l'indolence. Je n'ai jamais souffert d'impatience. Pour moi, c'est une fuite l'impatience. Je sais que les choses ont besoin de mûrir. Le temps est - depuis toujours - mon allié.
GALA: Même physiquement. C 'est sidérant l Le temps semble glisser survous de manière plus douce que sur beaucoup d'autres femmes..
S. M.: Disons que je suis une « vieille ›› juste un peu plus jeune que les autres ! C 'est un état d'esprit. C'est dans la tête que ça se joue ce sentiment de jeunesse. Ajoutez-y que comme je n'ai pas eu d'adolescence, je reste peut-être un peu en attente de la vivre un jour !
GALA : C'est un regret ?
S. M.: Je n'ai pas été gavée d'adolescence, mais je n'ai pas vraiment de regrets. En regardant vivre les ados, il m'est parfois juste arrivé de me dire : « Ils ont l'air de bien se marrer avant de devenir adultes ! ››
GALA: Pas de nostalgie, donc ?
S. M. : Le « c'était mieux avant ››, je ne connais pas. Vivre dans le culte du passé, spécialement quand on est une actrice, peut être destructeur. Moi je pense toujours, au contraire, que ce sera mieux demain. En vérité, je déteste le passé. Je n'ai pas connu l'insouciance.
2013年02月28日 22点02分 16
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firelightfree 楼主

GALA : Avez-vous connu des moments de vie comme ceux que montrait La boum?
S. M. : Oui, oui, j'ai eu très tôt ma bande de copains un peu voyous avec mon lot de conneries. C'était top. Mais après je suis devenue...
GALA : Sophie Marceau l Etre régulièrement encensée par la presse féminine, érigée même en modèle, ça fait quoi ?
S. M. : C'est flatteur. C'est souvent plaisant. Même si parfois j'ai l'impression qu'on parle de quelqu'un d'autre ! Mais non, je n'ai vraiment pas vocation à être un modèle.
GALA: Beaucoup louent que vous veniez d'un milieu modeste...
S. M. : Etre issue de la classe prolétaire et « devenir quelqu'un ››, comme on dit, est particulièrement valorisé en France, où la notion de « classe sociale ›› est si ancrée. Ne nous voilons pas la face : malgré la Révolution, la France demeure un pays de grandes familles, de cercles, de réseaux d'influence. Decastes, disons-le l Et c'est peutétre pour ça que mon itinéraire est perçu comme un signe positif pour certains. Aux Etats-Unis, des parcours comme le mien sont plus banals. Tout le monde a l'illusion de pouvoir échapper à son milieu, et donc un peu à son destin. Beaucoup moins chez nous.
GALA : Pensez-vous que la vie des fem mes était plus simple en 1993 ?
S. M. : Les avancées sont le fait des femmes elles-mêmes. De leur pugnacité. De leur force. De leur capacité à ne pas se plaindre. Et à travailler beaucoup! Elles ne sont pas tellement plus aidées aujourd'hui qu'il y a vingt ans. Nous vivons sur des acquis, mais pour autant, on ne va pas nous laisser accéder au pouvoir comme ça. La parité, la vraie, reste théorique. Et les femmes, à travail égal, continuent d'être moins payées que les hommes. Au cinéma, comme partout.
GALA: Il y a vingt ans, vous étiez sur le point de répondre aux premières sollicitations pour tourner à l'étranger...
S. IL: Oui. En 1994, je disais « oui ›› à Mel Gibson pour jouer dans Bravehean. Après, j'ai été sollicitée par des Sylvester Stallone, des Bruce Willis... Mais, je n'ai pas donné suite. Sans doute de grosses machines, je ne me souviens plus. Mais je me suis toujours moquée de « faire des entrées ›› pour des projets dont je n'aurais pas été fière.
GALA: Il y eut toutes les fois où vous avez passé un casting...
S. M. : Et chaque fois, je les ai ratées. Je suis épouvantable quand on est plusieurs sur le coup. Moi, on me désire moi ou bien ça ne fonctionne pas. Je n'ai pas été élevée dans le goût de la compétition. En bonne Française, j'arrivais plutôt minée : battue d'avance! De toute façon, je suis fataliste. Si ça ne fonctionne pas, c'est que ce n'était pas un rôle pour moi. Il n'y a jamais d'injustice en la matière.
GALA: Même pour Da Vinci Code ?
S. M. : Celui-là, c'est vrai que j'aurais bien voulu le faire. J'aimais le personnage. Mais comme d'habitude, j'avais dû arriver habillée comme une loque et perdre mes moyens l (Rires.)
2013年02月28日 22点02分 17
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firelightfree 楼主

GALA: Vous vous souvenez de votre premier cachet pour La boum ?
S. M. : Très bien. Je n'avais pas été bien payée même si ça représentait une fortune venant d'où je venais. Pour La boum 1, j'ai reçu 40000 francs (6000 euros). « Quatre briques ››, comme on disait à l'époque. Cela dit, j'étais mineure et je n'ai pas, pu y toucher. J'ai juste eu droit à 4000 francs en liquide... je n'ai pas réussi à les dépenser. J'avais quatorze ans et je me disais que je pourrais vivre dix ans avec une somme pareille! En fait, j'ai acheté des 33 tours en bas de chez moi, trois fringues et deux conneries et ça m'a suffit.
GALA: Et depuis, vous avez appris à dépenser ?
S. M. :Toujours pas. J'ai de l'admiration pour Agnès b., mais je ne suis pas exactement ce qu'on appelle une fashion victim. Je suis contente avec trois fringues que je m'efforce de combiner, ça m'oblige à être créative. En plin, ça m'ennuie de faire les magasins. Ça m'angoisse.Je culpabilise si j'achète un truc dont je n'aurai pas l'utilité...
GALA: Que vous inspire la polémique Gérard Depardieu ?
S. M.: Gérard aime provoquer lorsqu'il se sent maltraité, ce n'est pas nouveau. Mais de là à en faire un bouc émissaire et de sa décision un débat public... Qu'il fasse ce que bon lui semble de l'argent qu'il gagne décemment, vous ne trouvez pas ?
GALA : Vous avez tourné à ses côtés. Qui est-il?
S. M.: Il peut être grossier, mal élevé, on le sait tous. Mais il a un talent énorme. Ce que je supporte mal, c'est cette manière que nous avons de brûler ceux que nous avons adorés. Il y a un truc tellement faux-cul dans cette attitude !
GALA : Mais vous, vous avez su éviter cette phase de désamour ! Voilà trente ans que le public vous aime sans faillir.
S. M.: Bah, je ne sais pas, franchement, je me pose la question. C'est fragile. On se rend compte que si la machine médiatique s'emballe, ça peut vite tourner au vinaigre. On peut passer du stade d'icône au stade de pestiféré sans s'en rendre compte. Imaginons. Si demain je décidais de mettre les voiles et quitter la France ?
GALA: En tant que personnalité publique, vous vous êtes parfois sentie fragilisée ?
S. M. : Forcément. Mais durant des épisodes que je considère aujourd'hui anecdotiques; quand on vous demande de remettre un prix à Cannes, par exemple, et que les mots ne vous viennent pas exactement comme vous l'auriez voulu... C'est une responsabilité
énorme et permanente d'être dans la lumière. Et j'en suis consciente depuis le premier jour.
GALA : En dépit de quoi, le grand public sait faire la part des choses. Quelle est la première difficulté liée à votre notoriété ?
S. M. : Le fait d'avoir commencé très jeune, sans aucune formation. Aucune formation, non plus, au moment de répondre à ses premières interviews et ça aussi, c'est une responsabilité. Qu'est-ce qui se dit et qu'est-ce qui ne se dit pas en conférence de presse?(Rires.) Bref, on n'est pas préparé à tenir son rôle d'actrioe lorsqu'on commence si tôt.
2013年02月28日 22点02分 18
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firelightfree 楼主
GALA: En fait, vous suggérez qu'il y ait des coachs pour encadrer les jeunes acteurs, comme il en existe pour les politiques?
S. M.: Absolument. C'est paralysant, au début, un micro. D'autant lorsque vous atteignez un certain niveau de notoriété : il nous faudrait avoir un point de vue sur tout ! Sauf que ce n'est pas la réalité.
Nous ne sommes pas tous qualifiés à faire autorité dans tous les domaines. A un moment, on a surtout envie de dire « stop, s'il vous plaît, votre question je m'en fous ! Arrêtez de me demander d'être le thermomètre du climat social ››.
GALA: Votre fils, Vincent, pourrait suivre vos pas et ceux de son père (le réalisateur Andrzej Zulawski, ndlr) ?
S. ll.: Vincent a dix-sept ans, il poursuit ses études et on verra plus tard ce qui lui plaît. Il s'interroge, c'est sûr. C'est passionnant de voir ses enfants grandir.
GALA: A son âge, vous avez été tentée d'abandonner le cinéma ?
S. M. : Oui, mais le problème c'est que je ne savais rien faire l Ce n'est qu'en vieillissant que j'ai réalisé qu'il y a en effet tant de choses que j'aurais adoré faire. L'larchitecture, une école de dessin, de l'histoire de l'art... A l'époque de ces photos pour Gala, un ami peintre me donnait d'ailleurs des cours...
GALA: Et.. . ?
S.M. : Je n'ai jamais été très scolaire. Enfant, je ne montrais pas mes devoirs pour que mes parents les signent. Je n'ai pas souvenir de m'être fait engueuler une fois pour une mauvaise note. Bien, ou pas bien, on ne valorisait pas les études dans le petit monde prolétaire dont je viens. Il était écrit quelque part que je deviendrais vendeuse dans un grand magasin et il n'y avait pas de honte à ça. C'était comme ça.
GALA: Et vous, êtes-vous une maman attentive aux devoirs ?
S. M. : J'assiste aux réunions de parents d'élèves au début de l'année. Sinon, je fais plutôt confiance à mes enfants. Je souhaite qu'ils travaillent bien, je les aide à être méthodiques. La pression scolaire est suffisamment forte pour que je n'en rajoute pas. La fermeté, la discipline, c'est bien. Mais la courtoisie, les encouragements, C'est bien aussi. Je connais une maîtresse qui ne prend même pas le temps de dire bonjour aux enfants en rentrant dans la classe.
GALA: Votre popularité a depuis longtemps dépassé nos frontières. Vous l'expliquez comment?
S. M. : Je suis exotique pour les Chinois. Cette notoriété me flatte autant qu'elle m'échappe, je ne sais l'expliquer. Depuis longtemps mes fil***eur plaisent.
GALA : Vous incarnez une France idéale, ou du moins l'idée qu'ils se font de notre culture et de notre pays, non?
S. M.: La seule chose sûre est que je bosse pour la France. Le portrait que je leur fais de notre pays est celui d'une société de plaisir, d'un paradis terrestre, «savourez notre culture, regardez notre artisanat, appréciez notre savoir-faire, etc. etc. ››. Je râle volontiers en France sur la France, mais à l'extérieur je suis la meilleure des ambassadrices.
2013年02月28日 22点02分 19
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firelightfree 楼主

GALA : Qu'est-ce qui nous différencie de la société- américaine ?
S. M.: Ce matelas tendre que représente notre civilisation européenne malgré tous ses défauts. Nous vivons dans une société maternante. La société américaine est autrement dure. Loyale mais impitoyable. C'est souvent marche ou crève.
GALA: Et la société asiatique?
S. M. : Je m'en sens proche par un ensemble de petites choses. En Asie, la force des rites et des superstitions est très forte, y compris dans la vie de tous les jours. La place prise par les médecines douces, par exemple, illustre l'ouverture d'esprit des gens de ce continent.
GALA: Vous y avez recours ?
S. M.: Depuis longtemps. Nous vivons dans un monde surmédicamenté, parce que c'est dans l'intérêt de l'industrie pharmaceutique, très puissante, de nous faire consommer à tout-va. Le piège, c'est qu'on vous dit : « Allez-y, de toute façon, vous serez remboursé ›› ! Pendant trop longtemps, j'ai empoisonné
mes enfants à leur donner, sur ordonnance, des produits dangereux au moindre petit rhume. Et puis, un jour, j'ai dit stop, les charlatans, ça suffit ! Pour nombre de petites maladies, on peut, avec un peu d'information, d'expérience et de bon sens, se débrouiller. En fait, je déteste l'utilisation aveugle qu'on fait des médicaments, comme je déteste toute forme de dépendance.
GALA: C'est pour ça aussi que vous ne vous êtes jamais mariée ?
S. M. : Le compagnonnage, en bonne intelligence, me comble et me suffit.
GALA: Qu'est-ce qui vous caractérise comme Française?
S. M. : Je me sens Française dans mon côté un peu ombrageux, méfiant, râleur par principe. Mais je me suis débarrassée de la colère que j'avais à une époque, ce n'est pas un sentiment constructif.
GALA: Comment vous voyez-vous les vingt prochaines années?
S. M.: J 'ai toujours été incapable de planifier ma vie. D'autant moins que j'exerce un métier aléatoire. Je me dis alors que je ferai connue j'ai fait jusqu'ici, vivre au jour le jour, avec philosophie. Avec, sans doute, une paire de lunettes sur le bout du nez l Je tâcherai juste de ne pas me rendre dépendante. Car c'est trop angoissant d'être à la merci du désir des autres.
2013年02月28日 22点02分 20
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firelightfree 楼主
简略归纳一下要点
93年和13年这两次都是在苏菲家里照的。93年苏菲在枫丹白露有房子,有自己的画室。现在因为孩子住在
巴黎
,画画时间也不多。
人生态度是不为过去遗憾,向前看,活在现在。
苏菲的贫穷出身而取得成功经常被拿来当做榜样,但苏菲认为法国社会结构仍然过于传统,和美国相比不利于穷人改变命运。
妇女地位比93年有很大提高,但仍然很不够。在许多领域包括电影界妇女工资都低于男性。
出演勇敢的心之后苏菲曾收到和史泰龙/布鲁斯威利斯 合作的片约,但苏菲没有做回应。
苏菲试镜运气从来很差,基本是只要有试镜必失败。苏菲自己认为如果试镜结果不好的话也会意味着那个角色多半不适合自己,所以没什么抱怨的。
达芬奇密码试镜失败(选了奥黛丽塔图),苏菲说自己很喜欢那个角色。(说实话我个人很不理解,达芬奇密码那个角色根本没有什么意思,另外其实完全可以说塔图是内定好了的,找其他人试镜只不过是个过场而已)
初吻一苏菲的报酬是4万法郎(等于六千欧元,真是剥削啊),但苏菲因为是未成年人所以当时拿到手只有4000欧,她当时完全不知到怎么花。
对于杰拉尔·德帕尔迪约放弃法国国籍,苏菲对国内的批评很不屑。认为他有权利随意处置自己合法所得,不应成为众矢之的。而且虽然他时常表现粗鲁,但很有才华,法国人对他的态度完全是混帐做法。
苏菲三十年来一直在公众心中有良好印象,但苏菲认为这是浮云。如果自己也宣布放弃法国国籍舆论马上会反过来。认为公众人物不应该为所有事情负责,在有些社会问题前应该有权利保持沉默。
儿子在电影方面有兴趣。苏菲在他的年纪曾考虑过放弃电影事业,但当时实在不知到还能做点别的什么。稍大之后才明白其实人生可以有别的选择。
也参加家长会,信任孩子,认为虽然应该教给孩子坚定守纪律,但礼貌和鼓励同样重要。
虽然经常批评法国,但苏菲认为自己国际形象上代表了法国好的一面,“最好的大使”。
和法国相比,美国社会更残酷,不上则下。亚洲社会更重视仪式和迷信。她喜欢亚洲社会对传统医药的态度。她讨厌无节制用药。
不结婚,看重智识的交流。
苏菲认为自己有典型法国人的多疑和坏脾气,但她很高兴自己能控制怒火,因为那没有任何建设性。
对未来没有计划,活在当下。
2013年02月28日 23点02分 21
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